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Christian COURTONNE
présente son dernier ouvrage
ZIDANE ET MACHIAVEL

Berlin 9 juillet 2006
France-Italie
Finale de la Coupe du Monde de Football
Pour contacter Christian COURTONNE : zimac@laposte.net
Ouvrages précédents de Christian
COURTONNE
LA RUSE ET LA MECHANCETE CONTRE LA LOYAUTE ET L’ADRESSE
« Combien il est louable à un prince de tenir sa parole, de vivre avec intégrité sans employer la ruse, chacun en convient. Cependant l’expérience de notre temps montre que les princes qui ont fait de grandes choses sont ceux qui ont tenu peu compte de leurs paroles, et qui ont su grâce à la ruse circonvenir l’esprit des hommes ; et à la fin, ils ont vaincu ceux qui se sont fondés sur la loyauté. » ;
LE PRINCE chapitre 15
La définition de l’expression être sport telle que définie par un grand dictionnaire français est la suivante « respecter les règles, être loyal »
Nous allons voir dans ce préambule que l’équipe d’Italie a joué en application de règles qui n’étaient pas les mêmes que les règles officielles définies par les organisateurs. En effet, la vision attentive et des images de cet affrontement montrent clairement que l’agression d’un adversaire ayant pour conséquence probable de le blesser était pour les italiens un argument qui pouvait être utilisé, avec modération bien sûr, et qui était toléré par l’arbitrage.
Cela n’est évidemment pas loyal, et Machiavel parle alors de ruse .Nous ajouterons, en tant que spécialistes des arts du combat, qu’il faut une certaine dose de méchanceté pour frapper aussi violemment des adversaires sans aucune défense, puisqu’ils jouent eux le ballon,. et ne sont pas programmés pour parer ou esquiver une attaque.
La situation de danger pour les joueurs français était d’ailleurs permanente, l’agression pouvant survenir de n’importe quel joueur et à tout moment. .
Un livre entier pourrait être consacré à ce feu d’artifices d’attaques tolérées par l’arbitrage au cours de cette rencontre. Nous avons porter notre attention sur deux joueurs italiens particulièrement talentueux dans ce domaine,: Cannavaro et Matérazzi.
CANNAVARO LE KARATEKA
LE KO DE THIERRY HENRI°.
Fabio Cannavaro a été durant ce match l’attaquant ( en termes d’agression) le plus efficace et nous allons analyser deux attaques dont l’occurrence de provoquer des blessures graves que l’auteur ne pouvait ignorer, et qui ont d’ailleurs blessé au moins par deux fois, la première victime étant Thierry Henri, la deuxième Zinédine Zidane., était évidente.
UN SUPERBE URAKEN PORTE SUR LE MENTON DE THIERRY HENRI
La technique du coup de poing fouetté est très efficace car très rapide.
Celle-ci a été tentée et réussie par Cannavaro sur Thierry Henri au bout seulement de 38 secondes de jeu.
Sur le plan de l’efficacité, il n’y a rien à dire tout est parfait. Le joueur français est en pleine accélération et fixe le ballon en tournant sa tête sur la gauche, ne regardant donc pas le joueur italien. Le joueur italien se déplace latéralement de 60 centimètres, frappe alors le français d’une attaque fouettée du poing sur le côté droit du maxillaire inférieur tout en faisant obstruction de son corps.
Pour être parfaitement précis, il faut ajouter que, si la trajectoire de l’attaque est tout à fait celle de l’attaque uraken, Fabio Cannavaro ouvre légèrement le poing et l’attaque est entre Haishu main ouverte et Uraken. .La puissance et les dégats profonds sont les mêmes. L’avantage est que , la zone de la main qui frappe étant plus large, le coup ne laisse pas de trace sur le visage de l’adversaire.
Cette attaque est certainement la plus dangereuse de toute cette soirée, puisque le cou de Thierry Henri subit une brutale rotation sur le côté gauche, et que son cerveau reptilien lui commande une fulgurante projection en arrière pour éviter une rupture des vertèbres cervicales.
Contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas le corps, ou l’épaule de Cannavaro qui a bloqué Henri, mais son attaque au visage.
Après l’attaque, le français est à terre , semi conscient
En boxe, Cannavaro aurait gagné par KO.
Les attaques qui ont les conséquences les plus dangereuses sont en effet celles qui ne sont pas vues par l’adversaire.
Celle-ci est dans ce domaine parfaite.
Elle a été tolérée par l’arbitrage.
Il faut malgré tout apporter un bémol à ce succès
Thierry Henri n’était pas dans une logique d’affrontement de karaté, mais jouait au football.
Il ne s’agit plus alors d’une attaque franche de Cannavaro, mais d’un geste fourbe, vicieux, et lâche.
D’ailleurs, le coupable le sait parfaitement puisque, pour dissimuler celui-ci, il se colle à son adversaire.
Voyons , preuves à l’appui,les détails de ce KO
Etape 1 (figure3)
Le ballon part sur le but italien qui est à droite de Cannavaro.
Celui, plutôt que de d’y déplacer prend ses appuis pour affronter Thierry Henri et se placer sur sa trajectoire ;
Etape 2 (figure 4)
Thierry Henri est en pleine accélération et regarde sur sa gauche ; Il ne pense pas que Cannavaro puisse se déplacer en sens inverse pour l’attaquer.
Cannavaro se place dans une position proche de la position du cavalier de fer étudiée en karaté et prépare son bras gauche pour réaliser une attaque du poing fouetté au visage (uraken jodan)
Etape3 (figure 5)
Thierry Henri regarde toujours sur sa gauche;
Cannavaro se relève sur sa jambe gauche, déplaçant son corps de 40 centimètres sur Thierry Henri et frappe celui ci sur la partie droite de son menton.avec le dessus de son poing gauche.
L’ adresse de Cannavaro pour dissimuler son forfait est parfaite.
Tout d’abord il se déplace sur le côté, sans regarder son adversaire, feignant même de l’ignorer.;L’on pourrait presque penser qu’il se trouve là par hasard..
La frappe est aussi une merveille de dissimilation ; Il ne la déclenche que coude au corps, avec une course très courte et extrêmement rapide, lorsque Thierry Henri vient heurter son corps, de façon à ce qu’il y ait confusion sur le point d’impact, si toutefois quelqu’un se permet de décortiquer l’action.
C’est l’agression est la plus dangereuse du match. Celle ci aurait pu avoir des conséquences sur la colonne cervicale du français ; Le cerveau a été ébranlé.
Etape 4‘( figure 7)
Thierry Henri est stoppé net par l’attaque reçue à la pointe du menton.
En effet, tout autre point d’impact n’aurait pu éviter le choc des deux corps et la tête, dans un premier temps aurait fléchi, ce qui n’a pas été le cas.;
Cannavaro ramène son poing prêt de sa poitrine.
Etape 5 (figure 8)
La tête du français commence a entraîné le corps en arrière.
Tout comme dans un assaut de karaté, Cannavaro commence son retrait.
Etape 6 ( figure9)
La tête de Thierry Henri est en hyper extension. Seul un choc sur le menton peut provoquer cette réaction.
Cannavaro continue de sortir de son assaut, en regardant sa cible , ce qui trahit son intention. Il s’agit du point d’impact qui est le menton du français. Il sait que c’est là qu’il a frappé.
Etape 7 (figure 10)
Thierry Henri continue sa chute en arrière. Cannavaro contemple le résultat de son méfait.
Cette attaque en début de match est importante car, outre les dégâts majeurs que celle-ci aurait pu occasionner à la colonne cervicale de Thierry Henri et d’une façon moindre au cerveau,, les italiens envoient le message suivant aux joueurs français : nous pouvons vous blesser, l’arbitre ne le verra pas.
Il s’agit d’une action psychologique forte et adroite, puisqu’elle est cautionnée par le corps arbitral qui n’a pas officiellement les capacités techniques de déceler la supercherie.;
Afin d’ôter tout doute au lecteur qui n’ose croire en une telle supercherie non sanctionnée,nous avons procéder à l’analyse image par image du mouvement de rotation externe de l’épaule gauche de Cannavaro. Il s’agit bel et bien d’une attaque du poing. (voir figure 11)
L’attaque uraken en karaté
Le parallèle entre l’attaque du joueur italien avec l’attaque uraken enkaraté est flagrant.
Etape 1 ( photo 7)
La préparation se fait en position Kiba-dachi. Le coude gauche est fléchi.
Etape 2 ( photo8)
L’attaquant ramène sa jambe gauche devant la jambe droite.
Etape 3 (photo 9)
L’attaquant déplace sa jambe droite et en posant le pied en kiba-dachi frappe en étendant son coude et en réalisant un mouvement de rotation externe de l’épaule.
Etape 4 (photo 10)
L’attaquant ramène son poing en fléchissant le coude et en réalisant un mouvement de rotation interne de l’épaule.
LA SANCTION DANS UN MATCH DE FOOTBALL.REGULIER
Examinons ce geste au regard des instruction FIFA et UEFA telles que décrites dans le chapitre 2
Nous allons reprendre les descriptifs des actions fautives telles que la présentation a été réalisée, c'est-à-dire dans l’ordre chronologique des circulaires et séminaires.
1 Il s’agit d’un acte de brutalité. Le joueur se désintéresse du jeu du ballon. Son seul objectif clairement affiché dans l’accomplissement de l’acte est d’agresser l’adversaire
2 Les quatre élément à prendre en compte pour caractériser l’importance d’une faute,qui doit entraîner l’exclusion sont présents.:
-le niveau d’intention ou de malice (oui)
-la vitesse de l’action (oui)
-la probabilité du joueur de jouer le ballon (oui)
-la mise en danger de la sécurité de l’adversaire.(oui)
3 Il s’agit clairement d’un acte de brutalité. Il n’est même pas besoin d’évoquer une force excessive, puisque ce geste est une agression pure et simple.
Les arbitres doivent intervenir conformément à la loi 12., c'est-à-dire l’exclusion.
4 Il s’agit une nouvelle fois des éléments à prendre en considération pour déterminer le niveau de gravité d’une faute.
–l’intention ou la méchanceté d’un geste (oui)
– la vitesse de l’action du joueur(oui)
– –la possibilité de jouer le ballon (oui)
– la mise en danger physique de l’adversaire.(oui)
Tous les paramètres de l’action de Fabio Cannavaro sont au rouge
La faute est donc d’un niveau de gravité extrême.
5 Non concerné
6
Les arbitres doivent offrir une protection maximale aux joueurs et prêter une attention particulière aux joueurs créatifs qui sont souvent victimes de fautes. Les arbitres doivent être prêts à réagir avec des cartons jaunes ( ou rouges si nécessaires)
L’arbitre aurait dû protéger Thierry Henri, et infliger un carton rouge au joueur italien.
7
Tout contact physique qui met en danger la santé de l’adversaire est une faute grossière et doit être sanctionnée d’un carton rouge.
Conclusion
Fabio Cannavaro aurait dû être exclu dés la première minute du match France Italie.
La faillite du système d’arbitrage a donc faussé la totalité du match.